Plus de Sueur que de Mal

Il faut parfois oser bousculer l’ordre établi, c’est ce que nous avons fait jeudi dernier en faisant passer le réconfort avant l’effort. Nous étions une vingtaine à avoir répondu à l’invitation de Philippe (Maxi-Alu) à partager les moules-frites au vieux chêne. La bière se faisait mousser, les moules sortaient enfin de leurs coquilles, les frites comme les convives avaient la patate, le rosé avait la fraîcheur de la rosée matinale. Les coudes heureusement ne servaient pas à se moucher, mais plutôt à rapprocher la coupe des lèvres. Chacune et chacun avait laissé tomber les masques le temps d’une soirée. Nous avons passé comme à l’habitude une excellente soirée dans le respect de (surtout) la tradition et des gestes barrières. Hier, nous étions dans l’effort, sortie prévue à Arthès, la température est plus élevée que prévue, un bon petit 32° à l’ombre. C’est pas quelques petits degrés supplémentaires qui vont nous faire reculer, ceux qui nous connaissent le savent, nous n’avons peur que d’une chose : « que la bière vienne à manquer à l’arrivée ». De ce côté nous avons assuré, les glacières sont bien remplies, disséminées dans le coffre de plusieurs voitures afin de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Les marcheuses et le marcheur s’élancent en premier, 45 minutes avant les runneurs(ses). Cet écart ayant été déterminé par se savants calculs afin que tout le monde se retrouve à la fin de la balade. Le chemin de la source de Méout suit le ruisseau de Sarlan depuis son confluent avec la Tarn. Il est magnifique, la pente est régulière et pas trop prononcée, l’ombre est permanente, c’est vraiment l’endroit idéal compte-tenu de la chaleur. Arrivés à la passerelle, les deux plus vaillants, Pascal et Fred tentent l’aventure, ils choisissent de tester une boucle qui les emmènera à la source en empruntant une voie jamais explorée qui a l’inconvénient de contenir un tronçon de 3 km sur le bitume et sous le soleil. Nos boucles émissaires mènent à bien leur mission et nous les retrouverons un peu plus tard un peu desséchés mais contents et fiers de leur réussite. Petite pause à la source pour se rafraîchir, mais personne ne s’aventure à boire l’eau tant elle sent le souffre et nous sommes du genre raisonnable. Le retour en pente (descendante) douce n’est qu’une formalité et à l’arrivée, divine surprise, le pique-nique prévu initialement en bord du Tarn se fera chez Marie-Paule et Bernard. C’est donc assis sur des chaises, à l’ombre d’une glycine que nous pouvons savourer les demis de bière à la pression, gentiment offerts par nos hôtes. Les bières bien au frais dans les glacières s’offrent donc un léger répit qui devrait être de courte durée compte-tenu des températures annoncées dans les prochains jours. Il est certain que nous traversons maintenant une zone de réconfort que nous apprécions à sa juste valeur. Chacune et chacun déballe alors les victuailles prévues pour le pique-nique et sans faire ripailles, nous entamons l’indispensable et nécessaire séance de partage et de convivialité. Merci encore à Marie-Paule et à Bernard pour leur hospitalité, grâce à eux, cette chaîne au bord du Tarn qui aurait pu gâcher notre plaisir s’est transformée en chaîne de l’amitié.

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