Albi, Castres, Brassac, Lyon, tous les chemins ne mènent pas à Rome !

Après la pluie vient le beau temps, l’adage s’est révélé exact pour cette première édition de l’Albi Run Urbain. Cette course solidaire au profit de l’association Uni pour l’Autonomie, avait pour objectif de participer à l’achat d’un véhicule pour Fred. Nous nous étions donné rendez-vous Place du Vigan, devant le stand de l’Ecla, où Hélène était pratiquement sur toutes les photos du panneau destiné à faire de la publicité pour notre club. Il y avait Gislaine, Agnès, Emilie accompagnée de ses ongles d’Amérique, Serge, Jean-Pierre et tous les autres, coureu(se)rs ou marcheu(se)rs. L’ambiance était à la bonne humeur, nous étions rassemblés et solidaires, joyeux et motivés. Direction la piste du stadium, pour un 100 m à contresens (pour une fois c’est permis). Traversée de la caserne des pompiers, qui une fois n’est pas coutume ont joué les pyromanes pacifistes en mettant le feu au passage des coureurs grâce à leurs applaudissements et aux gyrophares de la longue file de véhicules parfaitement alignés dans le tunnel. Traversée du bon sauveur où chacune et chacun a pu admirer la beauté des bâtiments et la parfaite tenue des jardins. Un petit détour par le cinéma des Cordeliers, déambulation dans le cloître Saint-Salvy à la lumière des bougies. Passage obligé par la cathédrale, avant de revenir sur la place du Vigan par les rues piétonnes du centre historique . Aucune fausse note et surtout pas lorsque Fred est monté sur scène pour interpréter sa chanson, bien entouré par les danseuses de Marssac. Je pense que nous sommes quelques un(e)s à avoir eu la larme à l’œil, tant le moment était intense, Merci à Diane (l’œil perçant de la chasseresse) de m’avoir fait remarquer que c’est sous le regard protecteur de la pleine lune que nous avons partagé ce magnifique moment. Bravo à Aurélie qui termine troisième du 11km, mais elle sera d’accord avec moi que cela relève ici plutôt de l’anecdotique et que l’essentiel était dans les cœurs. Il nous restait encore à partager la bière, les pizzas du Pontié, les croquants de Cordes, les noix de Cajou et autres comestibles mis généreusement à la disposition des convives. Pas besoin de vous préciser que nous avons fait honneur à ce ravitaillement solide et liquide et que nous avons été encore une fois à la hauteur de notre réputation : présent(e)s du début à la fin, Merci aux deux instigateurs pour cette idée folle qu’ils ont réussi à faire germer, puis à faire grandir, je suis persuadé que la récolte a été à la hauteur de leur espérance. Merci à tous les bénévoles qui ont rendu ce rêve possible. Pendant ce temps, à Castres, Edmond emmené par Le maître Christophe signe une performance de qualité avec un temps de 42’17’’ sur 10 km, ce qui lui permet de monter sur la troisième marche du podium en V3. Quel talent !
Dimanche de Pâques direction Brassac où les Galopins, organisateurs de la course ont l’habitude de mettre les petits plats dans les grands pour tout ce qui tourne autour de la course et les petites côtes dans les grandes côtes pour tout ce qui concerne les parcours. Encore une fois, la météo est avec nous, nous passerons entre les gouttes sur les bords de l’Agoût. Les premier(e)s à s’élancer sont les participant(e)s au trail de 28 km, Grégorio et Sébastien sont les plus courageux et partent pour 28 km avec 1800 m de dénivelé, autant dire que l’on ne risque pas l’excès de vitesse. Sabine, Karine et moi-même s’arrêteront à la mi-course pour passer le témoin à Eric, Nino et Pascal. Les montées sont brutales, les descentes périlleuses et piégeuses, mais le décor est sublime avec la traversée du couvent et de sa chapelle, des sentiers monotraces où l’on peut encore apercevoir des traces de la neige tombée dans la nuit. Sabine et Eric terminent troisième équipe mixte, l’équipe gagnante dans cette catégorie était menée par un membre de l’équipe de France de course en montagne, c’est vous dire le niveau des participants. En solo, nos deux camarades domptent toutes les embûches disséminées sur le parcours et passent la ligne avec le sourire. Patrick et Sandra ont choisi la Ronde Brassacaise qui reprend le tracé du premier relais, Sandra en grande forme est bien placée lorsqu’elle est victime d’une erreur d’aiguillage qui l’envoie directement sur le parcours du 28 km. Au bout de 20 km, elle jette l’éponge et regagne, un peu dégoûtée, la ligne d’arrivée en autostop et en 4×4. Elle retrouve vite le sourire grâce à une rafraichissante et réparatrice boisson d’Avril, je veux parler de la bonne bière à la pression que nous n’hésitons pas à partager avec elle, solidarité oblige. Quand Pascal a enfin fini de prendre sa douche, nous nous dirigeons vers la salle où nous attendent les plats destinés à remplacer les calories perdues dans les côtes. Il nous reste assez de force pour applaudir la chanteuse qui agrémente notre repas et pour rattraper l’aligot qui voulait filer en compagnie d’une belle petite saucisse grillée. Si la matinée avait commencé sous les nuages et dans la fraîcheur, c’est sous un chaud soleil de printemps que nous prenons le café en terrasse. Pendant ce temps là, notre ami Maxi-Alu testait la guérison de son genou sur les pentes abruptes des collines de Lyon et marche après marche (1600 en tout) validait son retour en grande forme.

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